Navarin Parti le 4 Aout 1876 et arrivé le 6 Janvier 1877

4 hommes condamnés à la déportation en enceinte fortifiée

Matricules 885 à 888

7 hommes condamnés à la déportation simple

Matricules 3.073 à 3.079

355 hommes condamnés aux travaux forcés

Matricules 8.331 à 8.685

 

Navarin Partis le 10 octobre 1877 et arrivé 25 janvier 1878

6 hommes condamnés à la déportation en enceinte fortifiée

Matricules 897 à 902

7 hommes condamnés à la déportation simple

Matricules 3.236 à 3.242

396 hommes condamnés aux travaux forcés

Matricules 9.480 à 9.875

 

 Navarin Partis 20 décembre 1878 et arrivé 11 mai 1879

362 hommes condamnés aux travaux forcés

Matricules 10.556 à 10.917

 

Navarin Partis en Avril 1880 et arrivé en Juillet 1880

 

 

 Navarin Partis en Juillet 1881 et arrivé en Octobre 1881

 

 

Navarin Partis en Mars 1883

 

 

Navarin Partis en Avril 1884 et arrivé en Juin 1884

 

 

Navarin Partis en sept.1885 et arrivé en Novembre 1885

 

 

 

Construit à Toulon, le Navarin fut sur cale en mai 1832. Il est transformé en 1853.

Le lancement fut effectué le 26 juillet 1854, avec une mise en service le 17 octobre 1854.

 Il sera rayé des contrôles le 13 juillet 1886.

C'était un vaisseau de 100 canons à voiles du même type que le Fleurus, propulsé par une hélice, avec une machine Schneider de 650 chevaux, avec une voilure de 2762 m².

Ses dimensions étaient de 62,86, par 16,84, par 7,82 mètres, pour un déplacement de 4920 tonneaux.

L'équipage était composé de 883 hommes.

Quant à l'armement, il se composait de 2 canons de 14 centimètres et 1 canon de 12 pour la première batterie, 5 canons de 4 centimètres pour la seconde batterie, et 2 canons de 14 centimètres et 1 de 12 sur le gaillard.

 

Le navire, sous les ordres du commandant Couesi, doit quitter la Martinique le 19 juin 1836, à destination du Havre.
En décembre 1836, dans le secteur de Saint-Vaast-la-Hougue, sur le côté est du départrment de la Manche, 20 navires firent naufrage le même jour : des navires qui se brisaient à la côte, des équipages entiers engloutis, des chargements les plus divers éparpillés au plein, des cadavres dépouillés, des doigts, des oreilles et des mains coupés, pour en arracher les bracelets et les anneaux d'or. On nous vantait le courage de ces pauvres naufragés, qui eurent tant à lutter dans cette fameuse journée du 24 décembre 1836, contre le vent, la neige et les flots déchaînés.

 Le Navarin, sous les ordres de son capitaine Lacroix, fit partie du nombre, mais l'équipage fut sauvé. Son chargement de blé et de farines est déchargé, et il y a espoir de relever le navire.
En 1837, Le Navarin effectue un voyage vers les Etats-Unis, sous les ordres de Lemonnier, son commandant. 
Est-ce bien celui qui nous intéresse, ou bien son prédécesseur du même nom?

Lors de l'incendie d'origine criminelle du Mourillon en août 1845, des mèches incendiaires sont découvertes dans la scierie, sous une ligne de piles de bois sauvée du désastre, et sous le Navarin, toujours en construction pour être transformé.

Le navire est remis à l'eau fin juillet 1854, et des dispositions sont prises pour qu'il puisse entrer en armement. Ses mâts de hunes sont hissés début novembre.
Alors qu'il est en armement dans l'Arsenal à Toulon, un vol d'un caban, d'un pantalon et d'une chemise est commis à bord du Navarin au préjudice du matelot Coppin, par les novices Pierre-Edouard Havez et Alfred Edouard Théodore, jugés le 9 mai 1855 par le Conseil de guerre.

Le 19 juillet 1855, le navire appareille de Marseille, avec 14 officiers, plus de 1100 soldats de l'Artillerie et de divers corps, à destination de le Crimée. Parmi ces officiers, M. de Labarrière est désigné pour assurer les fonctions de hef de quart. Le navire remorque un clipper américain de 3400 tonneaux chargé de troupes et munitions.

 Le navire appareille de la baie de Kamiesch, près de Sébastopol, le 28 juillet 1855 à destination de Toulon, avec à son bord des blessés.

En octobre 1855, il mouille devant Bastia, revenant de Crimée où il s'était couvert de gloire. Il avait à son bord le 80ème de Ligne.
En juillet 1856, le vaisseau est au mouillage en rade de Toulon. Le 9 septembre 1857, il est désarmé.

Le 26 août 1861, le navire quitte Toulon pour effectuer le 1er convoi du 5ème départ de troupes pour l'expédition du Mexique. Sous les ordres du commandant Tardieu, il transporte le 95ème de ligne du général Castagny, soit 1046 hommes et 25 chevaux.

On retrouve ensuite le Navarin en escale à Ténériffe le 1er septembre, puis à la Martinique qu'il quitte le 30 septembre, et il arrive à Vera Cruz le 16 octobre 1862. 

 Les 26 et 27 octobre un fort cou de vent du nord (norte) balaya la rade où le vaisseau se trouvait ainsi que de nombreux autres navires.
On doit à Bertrand Puel (merci à lui pour cet envoi) le scan d'une gravure de cette époque représentant le navire où un de ses ancêtres, Pierre Gicquel, était marin.
Le 3 janvier 1863, le Navarin accoste à Toulon, venant de Vera Cruz. Au cours de ce voyage, le navire avait fait escale à San Yago de Cuba (sic), et à Madère.
Le 18 mai 1866, une dépêche ministérielle arrive à Toulon, ordonnant que le Navarin, qui va entrer dans le port le 20, sera désarmé.

Le 5 juillet 1866 il est en carénage à Toulon.

Le rapatriement du corps expéditionnaire du Mexique nécessitant l'envoi à la Vera-Cruz de neuf vaisseaux et de vingt-quatre transports, destinés à ramener en France un matériel considérable et un personnel d'environ 25000 hommes, le Navarin quitte la rade de Toulon le 3 janvier 1867 en direction du golfe du Mexique.

Les 7 et 8 janvier, il relâche à Mers-el-Kébir, pour éviter un fort coup de vent. Subissant encore du mauvais et déplorant la mort d'un matelot tombé de la mature, le vaisseau fait une nouvelle relâche à Madère le 27 janvier.

Reparti dans la nuit du 28, après s'être approvisionné de 400 kilos de charnbon, il arrive au Mexique le 1er mars 1867, pour l'évacuation de troupes.

Le 12 mars 1867, le Navarin appareille de Sacrificios pour la France, ayant embarqué 1174 passagers, (3 officiers supérieurs, 35 officiers subalternes et 1136 hommes de troupe).

 Il passe au large du banc de Campêche, arrive à la Havane le 23 mars après 11 jours de traversée.

Il quitte la Havane le 27 mars, débouque (débouquer : Sortir de l'embouchure d'un canal) du canal de Floride le 29. Suivant une route proche de l'arc de grand cercle, et navigant à la vapeur, le navire atteint le détroit de Gibraltar le 24 avril, pour arriver à Port-Vendres le 29 avril, 33 jours après son déaprt de la Havane, ayant bébéficié d'assez bonnes conditions de navigation.

En 1873, le vaisseau est transformé en transport à voiles. En juin, il est question de son armement en vue d'effectuer le transport en Nouvelle-Calédonie des forçats du bagne de Toulon. 

Il doit  appareiller début 1874, devant effectuer un transport composé exclusivement de femmes condamnées.

Fin 1875, l'armement est annoncé pour les premiers mois de 1876.

 En mars 1876, l'armement du navire à Toulon est annoncé pour les environs du 1er juillet, pour un voyage en Nouvelle-Calédonie le 1er septembre.

De 1876 à 1885, le Navarin effectuera le transport de forçats et de déportés vers la Nouvelle-Calédonie.
En mai 1876, suite à des propositions d'amnistie de déportés il est prévu d'envoyer le Navarin puis le Tage pour les rapatriements.

L'état-major du Navarin sera constitué de cinq lieutenants de vaisseau et 5 enseignes.

Le 20 mai, le navire est entré au bassin à Toulon.

Début juin, il complète son armement et se trouve dans le chenal des subsistances. Ce sera le 17ème convoi de déportés.

Fin juin 1877, annonce est faite qu'à son retour de Nouvelle-Calédonie et Tahiti, le navire sera réparé en vue d'un nouveau voyage de circumnavigation en septembre.

En septembre embarquent les lieutenants de vaisseau Thesmar, Verharne, Le Bras, les enseignes de vaisseau Simon, Baugnel, Hiart, Le Golleur, P.-M. Ollivier et Rozier, le médecin de 2ème classe Defaut, les aides-médecins Galibert et Le Golleur, L'aumônier de 2ème classe Darrieux, en provenance du navire, est placé en non-activité par suppression d'emploi.
Le Navarin devra recevoir à Brest un contingent de 14 déportés puis à l'île d'Aix, un convoi de 380 à 400 transportés, à destination de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que ses passagers civils et militaires.

Le 1er septembre, le vaisseau est en armement à Brest, sous le commandement du capitaine de vaisseau Bouju.

Mi-septembre, l'aumônier de 1ère classe Goudot est dirigé sur Brest pour embarquer sur le navire.

L'appareillage est prévu pour le 1er octobre. Ce sera le 19ème convoi de déportés. La 8ème compagnie du 3ème régiment d'Infanterie de Marine, composée du capitaine Puech et de 100 hommes embarquera également à l'île d'Aix, à destination de Tahiti. Embarqueront également, mais à destination de la Nouvelle-Calédonie, le chef de bataillon Nicot, les lieutenants Baudot, Chatelain, et le sous-lieutenant Greiner. Le lieutenant de vaisseau Boueil, nommé au commandement de la chaloupe-canonnière Perrier à la Nouvelle-Calédonie a reçu l'ordre d'être à Rochefort pour le 1er octobre, afin d'embarquer sur le Navarin à destination de Nouméa.

 Mi-septembre, l'aumônier de 1ère classe Goudot est dirigé sur Brest pour embarquer sur le navire.

Le Navarin sera réarmé le 10 novembre 1878, en vue d'effectuer un voyage en Nouvelle-Calédonie.

Le commandant, nommé le 19 octobre 1878, est Louis Joseph Brossollet, qui sera plus tard amiral. Le navire est prévu partir de Brest pour l'île d'Aix du 20 au 25 décembre 1878, pour prendre un convoi de condamnés.

En novembre, le capitaine de frégate Littré quitte Cherbourg pour Brest, afin d'embarquer en qualité de second. Les aides médecins E. Giraud et Machenaud, du port de Rochefort, sont désignés pour embarquer sur le navire. Les 43ème et 44ème compagnies du 3ème régiment d'Infanterie de Marine, désignées pour relever les 14ème et 15ème compagnie du même régiment, rejoindront la Nouvelle-Calédonie par le Navarin. L'enseigne de vaisseau d'Espinay-Saint-Luc embarque par permutation avec son collègue Le Guen. Le médecin de 1ère classe P. Barret en qualité de médecin-major (il est dirigé sur Rochefort le 10 décembre pour faire partie de la commission médicale chargée de visiter les transportés à embarquer), l'enseigne de vaisseau Maudet, l'enseigne de vaisseau de Kérillis-Calloch embarquent également. Prendront place parmi les passagers à Rochefort, le capitaine d'Artillerie Moraux, le garde d'artillerie Nodin et sa famille, un maître-armurier de Lorient, 46 sous-officiers et canonniers provenant de Cherbourg et de Lorient. Embarqueront à Brest le 20 décembre, le capitaine en second d'Artillerie de Marine Gobert, l'aide-commissaire Delacour du cadre colonial, l'enseigne de vaisseau Dejean destiné à la Gazelle. 
Parmi les militaires du 3ème régiment d'Infanterie de Marine embarqués pour ce voyage, un certain Meynieu, dans une lettre à son frère, datée de l'île des Pins le 28 août 1879, a raconté sa traversée, sous forme d'un petit "journal de bord" . Il y raconte les péripéties du voyage et la description de certains lieux, tels Ténériffe par exemple.
Le Navarin est mis en rade le 7 décembre 1878.

Le 20 décembre à 10h15, il quitte Brest pour Rochefort. Un article du 21 donne la composition de son état-major.

En vue de l'île d'Aix le 23 décembre, le navire est attendu le 25 dans la soirée au mouillage, et doit être remorqué par le Travailleur. Il arrive finalement le 24 à 16h00, doit embarquer 360 condamnés le 28, puis partir le 29  décembre pour Ténériffe et Nouméa.

 Ayant appareillé, le navire est obligé de revenir au mouillage de l'île d'Aix le soir même de son départ, suite à des avaries dans sa mâture occasionnées par le mauvais temps.

 Le lieutenant de vaisseau Mousnier-Lompré embarque. Le transport appareille à nouveau le 6 janvier 1879 à 11h40, et entre en relâche à Brest le 15 janvier, suite à ses avaries de mâture. Le départ vers la Nouvelle-Calédonie a lieu depuis Brest le 27 janvier 1879.

Le 11 février, le Navarin arrive à Sainte-Croix (Santa-Cruz) de Ténériffe, et tout allait bien à bord. Il en repart le 14 en direction de Nouméa.

 Le 7 mars, le navire se trouvait à hauteur de Bahia (Brésil), par 14° de latitude sud et 30° de longitude ouest. Tout allait toujours bien à bord. Le transport arrive à Nouméa le 11 mai 1879.

 Il en repart le 3 juin, et est de retour à Brest le 28 septembre 1879. Le capitaine de vaisseau Brossollet, qui commandait le Navarin, quitte le navire, désigné pour présider de façon permanente les commissions nautiques du littoral français, en remplacement de Monsieur Rougevin, qui part en retraite.

Le 16 octobre 1879, le transport est désarmé et remis aux Directions.

Le 20 février 1880, le Navarin entre en armement définitif, afin d'effectuer un voyage en Nouvelle-Calédonie le 1er mars.

C'est la capitaine de vaisseau Bosc qui en prend le commandement (décision présidentielle du 16 février), et c'est le capitaine de frégate Tourneur qui est désigné d'office pour être second.

 L'armement se fera le 1er mars, pour un départ le 1er avril. Les aides-médecins du Bois Saint-Sevrin, de Brest, et Amouretti, de Toulon sont désignés pour embarquer sur le Navarin. Le navire doit recevoir début avril à l'île d'Aix un contingent de 400 condamnés à la transportation en Nouvelle-Calédonie en provenance de Saint-Martin-de-Ré. Courant mars, embarque au choix l'enseigne de vaisseau Marielle-Tréhouart, et fin mars le médecin de 2ème classe Fournier. Prendront part au voyage également, à Rochefort, les 25ème, 27ème et 35ème compagnies du 3ème régiment d'Infanterie de Marine, pour relève des 11ème, 12ème et 19ème compagnies en Nouvelle-Calédonie, le lieutenant de vaisseau Daniel commandant la Baïonette. Seront aussi parmi les passagers, les enseignes de vaisseau Daniel, destiné à la Nouvelle-Calédonie, et S. de Kertanguy, destiné à Tahiti, le premier maître de manœuvre Perrois, nommé au commandement de la goélette Dumbéa en Nouvelle-Calédonie, les lieutenants d'Artillerie de Marine Romey et Le Bigot, appelés à servir en Nouvelle-Calédonie, ainsi que plusieurs détachements de militaires du régiment et des 3ème et 4ème compagnies d'ouvriers d'Artillerie de Marine, l'aide-commissaire Morin du cadre colonial destiné à Tahiti, l'inspecteur-adjoint Le Gallois et le sous-commissaire Mittre, destinés à la Nouvelle-Calédonie, l'aide-commissaire Rincazaux destiné à la Dives en Nouvelle-Calédonie, le lieutenant de Vassoigne de la 3ème compagnie du 2ème régiment d'Infanterie de Marine, qui doit remplacer le lieutenant Ferrandi du 3ème régiment, empêché de partir pour cause de maladie. Un article du 20 mars donne une liste d'officiers d'Artillerie et d'Infanterie qui seront aussi parmi les passagers du Navarin. Le navire quitte Brest le 1er avril à 14h00, en direction de l'île d'Aix mais, en raison du mauvais temps, il rentre au mouillage de Brest à 20h00.

Le matin du 7 avril, remorqué par la Creuse, Le bâtiment quitte Brest pour l'île d'Aix, où il mouille dans la nuit du 8 au 9.

Le dimanche 11 à 14h00, les passagers quittent le port de Rochefort à bord du Travailleur, du Lama, et du Plongeur, afin de gagner le Navarin, le lundi 12 les 302 condamnés sont embarqués, et le lendemain la commission supérieure présidée par le contre-amiral Martin, major-général, se rendra à bord pour passer l'inspection, avant que le navire n'appareille le même jour à 17h00.

 Un article du 17 avril donne la composition de son état-major, et une liste partielle des passagers. Un autre article donne des détails sur certains forçats.
Du 28 avril au 2 mai le Navarin fait relâche à Ténériffe. Il est rencontré en mer quelques jours après par la malle du Cap, tout va bien à bord. Un article du 30 juin annonce l'arrivée du navire, ou son imminence, et prévoit sa retenue à Nouméa, en vue du vote de l'amnistie plénière, pour participer aux rapatriements.

Un autre article du 7 juillet mentionne sa rencontre le 19 mai avec le navire Craig-Orol, par 4° de latitude sud et 29° de longitude ouest.

Une dépêche télégraphique de Sidney, datée du 12 août, annonce l'arrivée du Navarin à Nouméa.

Un article du 6 octobre, mentionne son arrivée le 27 juillet, pour un retour sur Brest prévu courant septembre. Cet article mentionne également que pendant les 2 mois de relâche, le Navarin en profitera pour réparer ses avaries de mâture et voilures, suite à un violent grain le 4 juillet, et un ouragan le 9.

Parmi les passagers prévus au retour, M. Leboeuf, directeur de la flottille pénitentiaire, remplacé par le lieutenant de vaisseau X. Simon. Le Navarin quitte Nouméa le 4 septembre 1880.

 Après son retour à Brest début janvier 1881, le navire est placé en réserve de 2ème catégorie le 1er février.

En mai 1881, le capitaine de vaisseau Ollivier est nommé commandant du vaisseau à voiles le Navarin à Brest.

Le 1er juin 1881 le vaisseau à voile arme à Brest, pour un départ vers l'île d'Aix et la Nouvelle-Calédonie le 1er juillet.

Les aides-médecin Planté, de Rochefort, et Fras, de Toulon, sont désigné pour embarquer le 1er juin. Embarquent sur le navire les lieutenants de vaisseau Brindejonc, Gilbert, Adam, Pichon, et les enseignes de vaisseau E. Nicol, E. Noël, et de Voisins. Le capitaine de frégate Marciac embarque en qualité de second, et le lieutenant de vaisseau Somborn au choix. Le lieutenant de vaisseau Pichon embarquera à Brest pour la Nouvelle-Calédonie, où il doit servir en qualité de second de la Dives. Les lieutenants de vaisseau Giron et Potin, nommés au commandement de la Dives et du Loyalty en Nouvelle-Calédonie, prendront place à bord vers le 5 juillet, ainsi que le pharmacien de 1ère classe Campana, en remplacement de son collègue M. Taillotte. Prendra place à Rochefort, le premier maître de timonerie Lalanne, nommé au commandement du Moindou en Nouvelle-Calédonie.

Le vaisseau-transport doit recevoir à l'ile d'Aix 321 transportés, et 4 arabes déportés. Mi-juin, le sous-commissaire Salvignol a été embarqué sur le Navarin, ainsi que le médecin de 1ère classe Le Tersec et le médecin de 2ème classe Néis.

Un article du 18 juin donne une liste de passagers prévus pour ce voyage. Messieurs Le Camus et Bourgey feront partie des passagers, le premier à Brest, et le second à Rochefort, de même que le sous-lieutenant d'Infanterie de Marine Valet, du 3ème régiment, appelé à servir en Nouvelle-Calédonie. Le lieutenant de vaisseau R. M. Robert, nommé résident aux île Marquises, et devant exercer en outre le commandement de la goélette affecté à ce service, rejoindra sa destination à bord du Navarin. Rejoindront également la Nouvelle-Calédonie par le même moyen messieurs Munier et Thomas, conducteurs des Pontes-et Chaussées de 4ème classe, et embarqueront à Rochefort.

Au retour, il ramènera les 43ème et 44ème compagnies du 3ème régiment, en même temps que les 21ème et 22ème compagnies, qui seront relevées au moyen de ce transport par les 14ème et 15ème compagnies avec leur effectif réglementaire (100 sous-officiers, caporaux et soldats chacune).

Il ramènera de même le médecin de 1ère classe Fontorbe qui accompagne depuis Bordeaux un convoi de femmes à destination de la Nouvelle-Calédonie. Le 22 juin, le navire est mis en rade de Brest. Le 1er juillet, à 6h00, remorqué par le Souffleur, il appareille pour l'île d'Aix, où il arrive dans la nuit du 2 au 3.

Un article du 6 juillet donne le programme d'embarquement pour les passagers et les condamnés, avec départ prévu dans la soirée du 7, après passage de la commission d'inspection.

Un article du 9 juillet mentionne l'appareillage le 8, et donne le nombre des condamnés, une liste de passagers, et la composition de l'état-major du navire. Un autre article, du 16 juillet, donne une liste partielle des condamnés. A la liste donnée par cet article, il faut ajouter les nommés Métrol, Mariez, âgés de 15 ans et Landrillon, qui n'avait pas dix-huit ans, souteneurs et cambrioleurs assassins. Lors du voyage, comme ils ne cessaient de raconter leurs exploits de souteneurs, il furent mis aux fers afin de les isoler des autres forçats.
Le Navarin arrive à Nouméa le 30 octobre, et en repart le 1er décembre 1881.  Le 18 février 1882, il est à Sainte-Hélène. A son retour à Brest, le 2 avril 1882, il est désarmé et placé en réserve.

Le 10 octobre 1882, le navire entre au bassin à Brest.
Le vaisseau entre en armement le 1er février 1883, pour un voyage un Nouvelle-Calédonie le 1er mars.

Par décision présidentielle du 14 janvier, le capitaine de vaisseau Antoine Constant Emile Forget est nommé au commandement du vaisseau transport à voile le Navarin à Brest. Le sous-commissaire Dudrumel est désigné pour embarquer sur le navire. Le sous-commissaire Gast, en congé de convalescence de deux mois, reçoit l'ordre de rejoindre son poste en Nouvelle-Calédonie par Brest le 1er mars avec le navire. Les aides-médecins Hébrard, du port de Toulon, et Duville (il permutera finalement avec son collègue Delay, de l'Héroïne), de celui de Rochefort, sont désignés pour embarquer sur le Navarin. Le lieutenant d'Infanterie Maurat, prendra place sur le navire à Rochefort pour se rendre en Nouvelle-Calédonie, ainsi que Monsieur Belenfant, nommé sous-chef à l'administration pénitentiaire en Nouvelle-Calédonie.

Le Navarin quitte donc Brest le 1er mars, pour l'île d'Aix, où il mouille le 5 au soir.

 Le 7 mars, il reçoit ses passagers civils et militaires, le 8 ses condamnés, et le 9 c'est l'inspection par la commission.

Le même 9 mars à 17h00, c'est le départ, le remorquage étant effectué par le Travailleur.

Un article du 14 mars donne la composition de son état-major, et une liste de passagers, mentionnant 330 passagers civils et militaires et 320 condamnés (328 selon une autre source, dont un certain Martin Feynarou).

Un article du 4 avril, fait part de d'une escale du 23 au 26 mars à Santa Cruz de Ténériffe, du décès de 2 transportés pendant cette traversée. L'article mentionne également un coup de vent de 36 heures subi par la Navarin vers Gibraltar, au cours duquel il a failli perdre une baleinière.

 Le 6 avril, le vaisseau est rencontré par 13° de latitude nord et 28° de longitude ouest, tout va bien à bord.

Un télégramme arrivé à Paris le 6 juillet 1883 annonce l'arrivée à Nouméa du Navarin.

Un article du 1er septembre raconte de nouveaux déboires subis par le navire début juin, donne comme date d'arrivée à Nouméa le 28 juin (les condamnés au nombre de 313, dont le notaire Mary Cliquet, le curé Auriol, et le pharmacien Fenayrou sont débarqués).

 Un autre article mentionne son arrivée à Nouméa le 26 juin. L'article du 1er septembre mentionne également le départ du vaisseau le 2 août en direction de Brest, où il est prévu être désarmé.

Le 5 septembre, le navire est rencontré par 10° de latitude nord et 27° de longitude ouest par le steamer anglais Cotopaxy. Attendu à Brest courant novembre, un article du 6 octobre donne une liste de passagers rentrant de Nouvelle-Calédonie.

Le 9 octobre le Navarin touche Sainte-Hélène, tout va bien à bord.

Il en appareille le 11 pour Brest, où il mouille en rade dans la nuit du 19 au 20 novembre. Mi-décembre, le capitaine de vaisseau Forget, la capitaine de frégate Besson, les lieutenants de vaisseau Le Barzic, Rozier, Gaudin, Ollivier, et les enseignes de vaisseau Simon et Fournier débarquent, et le navire est désarmé.

Mi-mars 1884, le Navarin est désigné pour effectuer le voyage en Nouvelle-Calédonie du 1er juin, et doit être armé le 25 avril dans cette perspective.

Il doit prendre en charge 310 condamnés à l'île d'Aix. Par décision présidentielle du 30 mars, le capitaine de vaisseau Penfentenyo de Kervéréguin est nommé commandant du vaisseau à Brest. Le capitaine de frégate Bienvenue sera le second du navire, il recevra 5 lieutenants de vaisseau pris dans les services à terre et aucun enseigne de vaisseau n'embarquera. Le médecin de 1ère classe Frison, le médecin de 2ème classe Salaun, l'aide-médecin Durand, les enseignes de vaisseau Pichon (il passera sur la Vire à Nouméa. Il sera par la suite capitaine de vaisseau), Salaun embarquent.

Le 20 mai, le navire est en rade de Brest. Par décision du même jour, le surveillant de 1ère classe des établossements pénitentiaires, est nommé surveillant-chef de 2ème classe, et ilaura le commandement des condamnés embarqués sur le Navarin, en remplacement de monsieur Barre, admis à la retraite sur sa demande. Parti le 1er juin, il mouille en rade de l'île d'Aix le 3 vers 15h00. Les passagers sont embarqués le 5, les prisonniers le 6, et l'inspection a lieu le 7 juin.
Le Navarin appareille de la rade des Basques le 10 juin à 6h00 pour Ténériffe et Nouméa, remorqué par le Travaileur.

Un article du 12 juin donne la composition de l'état-major, et une liste de passagers.
Pour ce voyage, parmi les passagers militaires, se trouve Eugène Vignette, originaire de la Sarthe, marin au 2ème régiment d'Infanterie de Marine, marin "peu méritant" si l'on peut dire. Son état signalétique et des services fait en effet état de différentes condamnations pendant son séjour en Nouvelle-Calédonie. Ce militaire passera d'abord au 3ème régiment d'Infanterie de Marine en Nouvelle-Calédonie, puis au 116ème régiment d'Infanterie après son retour en Métropole.

Le retour de ce militaire se fera également sur le même navire (Eugène Vignette est considéré en campagne sur le Navarin du 1er juin au 4 octobre 1884, et du 4 février au 3 juin 1886, et en Nouvelle-Calédonie du 3 octobre 1884 au 3 février 1886). Un autres des passagers sera le médecin principal Merlaux, dit Ponty, du cadre de Rochefort, désigné pour remplacer son collègue Michel.
Le navire mouille à Santa-Cruz de Ténériffe le 21 juin, tout va bien à bord, de même qu'à l'arrivée à Nouméa le 2 octobre 1884.

Un article du 4 novembre donne une liste de passagers venant de Tahiti par la Vire, et qui doivent rentrer par la Navarin.

Le navire quitte Nouméa le 4 novembre 1884 pour Tahiti. Un militaire affecté au 3ème régiment d'Infanterie de Marine, et qui avait effectué une mission en Nouvelle-Calédonie depuis le 22 octobre 1882, nommé Hippolyte Moreau, est rapatrié sur la Métropole lors de ce trajet de retour, pour lequel le navire emprunte le canal de Suez. Mi février le Navarin est attendu à Brest, et il désarmé à son arrivée en mars 1885.

Fin 1885, le Navarin effectue un nouveau voyage vers la Nouvelle-Calédonie. En effet, un artilleur originaire des Deux-Sèvres, Charles Bouffard, est compté en campagne sur la Navarin du 8 septembre 1885 au 6 janvier 1886, puis en Nouvelle-Calédonie du 7 au 17 janvier 1886.

Le vaisseau appareille de Brest le 2 septembre à 7h00 pour l'île d'Aix, où il embarque 359 transportés destinés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Il appareille le 8 septembre à destination de Nouméa.

Mi-avril 1886, l'amiral AUBE donne l'ordre de rayer définitivement de la liste des bâtiments de la flotte, les navires démodés et sans aucune valeur militaire.

Ainsi au retour le 2 juin de son dernier voyage, ramenat des roupes de Nouvelle-Calédonie, ainsi que des passagers civils et militaires, le Navarin est rayé des listes le 13 juillet 1886, avant de servir de bâtiment central de la défense mobile, en remplacement du Borda.

En juillet 1890, 44 hommes du navire sont victimes de lépidémie d'influenza, qui sévit alors un peu partout en France.

En octobre 1891, il est toujours bâtiment central de la défense mobile de Brest.

En novembre 1901, son commandant est le capitaine de frégate Plouet.

Fin septembre 1903 un officier marinier du Navarin, du nom de Le Squeren, procède, dans le bassin de la Défense mobile, aux essais d'une nouvelle bouée de sauvetage de son invention.

Le bâtiment, en très mauvais état, menaçant de s'effondrer, est vendu autour du 20 septembre 1908 par l'administraion des Domaines au prix de 112.210 francs, avant d'être démoli, comme le montre une 
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